La belle histoire de Camille : écrivaine et freelance en transformation digitale

La dernière fois que je vous parlais du terme de “slasher”, c’était lors du portrait d’Antoine (mon tout premier client). Aujourd’hui, je vous présente le parcours de Camille, auteure et auto-entrepreneure dans le domaine de la transformation digitale. Après s’être cherchée pendant plusieurs années lors de ses études, elle a enfin trouvé sa place.

Camille David est slasheuse. Elle allie écriture et transformation digitale.

Un parcours scolaire atypique

Fiou ! Lorsque Camille m’a raconté son parcours scolaire, j’ai bien failli m’y perdre. Elle a pris plusieurs années à trouver sa voie. “Parfois je me dis que je la cherche encore ! Mais c’est peut-être un peu ça aussi la vie”. 

Le “problème” de Camille, c’est qu’elle a toujours voulu devenir auteure. On est d’accord, ce n’est pas à un problème en soi. Mais lorsqu’à l’âge adolescent, on dit cela à notre entourage, les retours sont un peu mitigés. C’est ce qui a poussé Camille à déambuler dans des études qui correspondaient à ce que les autres attendaient d’elle. 

Après un bac ES, elle part en fac de psychologie. Celle-ci s’avère beaucoup trop théorique pour Camille qui se réoriente donc vers la gastronomie en rejoignant Ferrandi, la plus grande école de gastronomie française. Elle passe son CAP cuisine en 1 an au lieu de 2 et travaille au palace Le Lutetia à Paris. 

“Mais après ça, force est de constater que ce n’était toujours pas ma voie, donc j’ai repris des études plus intellectuelles et suis retournée à mes premières amours… L’écriture. Journalistique cette fois-ci”. Elle finit par se tourner vers la communication et le marketing digital.

Camille est freelance en transformation digitale. En parallèle, elle exerce sa passion pour l'écriture.

Ses débuts dans la communication et la transformation digitale

Après 5 années d’études supérieures, Camille rejoint l’EFAP, à Lille, pour un Master en Communication et Marketing. “J’enchaîne sur un MBA Digital Marketing & Business pour me spécialiser dans le digital que je trouve très porteur et pour lequel j’ai une appétence depuis des années”.

A la fin de ses études, elle se retrouve en stage de 6 mois dans le service de transformation digitale de BNP Paribas au Luxembourg. “Entre les silos de compétences, la mauvaise organisation interne et les contraintes du salariat, je prends vite conscience que je ne pourrai pas survivre à ce système salarial durant les 45 prochaines années”. Camille décide donc de créer sa propre entreprise en novembre 2019. Depuis, elle accompagne les entreprises à se transformer grâce au digital. Elle s’occupe à la fois de digitaliser les process internes, les offres ou encore les canaux de vente. 

Devenir slasheuse : entre écriture et transformation digitale

Comme évoqué précédemment, Camille a toujours souhaité devenir auteure. En parallèle de son activité en transformation digitale, elle peut aujourd’hui exercer sa passion pour l’écriture. “Je suis publiée depuis quelques années et j’aide les auteurs amateurs à surmonter les problématiques qu’ils peuvent rencontrer”. Pour cela, elle anime un blog et un podcast “Écrire sans Ratures”. En Septembre, elle lance également un accompagnement pour les auteurs en herbe. “Comme une sorte de coaching qui permet d’aller au bout de son projet d’écriture, ce qui est finalement le plus dur !”.

Forte de son parcours de slasheuse, elle en retire de nombreuses compétences dans des domaines très variés. Elle est passionnée de neurosciences et de psychologie cognitive, elle a acquis de fortes compétences en communication et marketing et elle peut aujourd’hui vivre de sa plume. “Mes différentes activités m’apprennent toutes quelque chose de différent. L’empathie, l’humilité, le goût du risque, de l’effort, du travail, la patience (pas mon point fort à la base), la générosité, la peur, l’instabilité, etc.”

Elle accompagne les entreprises dans leur transformation digitale.

Etre slasher, c’est savoir s’écouter !

Pour Camille, le fait de devenir slasher, c’est la possibilité de faire ce qu’on veut et uniquement ce qu’on veut. “Il y aura toujours un million de raisons de ne PAS faire les choses. Accepter tout ça et suivre l’avis des autres, c’est finalement accepter de se ranger dans une case qui n’est pas forcément la nôtre”.

Pour sauter le pas et se lancer dans l’entrepreneuriat, il faut énormément de courage. En effet, il faut souvent aller à l’encontre de ce que tout le monde peut penser. Pourtant, tout cela ne doit pas nous empêcher de passer à l’action ! Comme Camille l’évoque, cela nous donne parfois l’image de quelqu’un d’insouciant et qui n’a peur de rien. Pourtant, nous sommes conscients des risques. Nous préférons simplement risquer que regretter. 

“Pour ne pas vivre au conditionnel, il faut être dans l’action. Et ça, ce n’est pas forcément quelque chose qu’on nous apprend depuis l’enfance. Même pas du tout ! On est longtemps formatés pour trouver un CDI, suivre le système, suivre ce que l’on attend de nous en fait”. Selon Camille, l’essentiel reste de faire les choses avec envie et passion, même si cela implique de se tromper parfois.

“Je ne me sentais pas capable d’être chef d’entreprise, pas capable de prendre les rennes de ma propre vie. Et si j’ai UNE chose à retenir, c’est qu’en fait on est tous capables. Tout est une question de choix” !

Retrouvez Camille sur son site Internet ici !

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