La belle histoire de Sébat : devenir freelance en pleine campagne

Lorsque l’on imagine un freelance, surtout en communication digitale, on s’imagine un jeune parisien de 27 ans. On pense à une vie partagée entre boulot dans un coffee shop et rendez-vous chez le client. Sans oublier les événements de networking et autres afterworks le soir !

Et pourtant… aujourd’hui, je vous présente le parcours de Sébat, freelance dans les Ardennes. Si vous n’êtes jamais allé dans les Ardennes, imaginez de belles vallées verdoyantes et la Meuse qui traverse tous les petits villages ardennais. Mais les Ardennes, c’est aussi une activité économique ralentie et surtout très peu digitalisée ! Et c’est là que Sébat a décidé d’ouvrir son agence de communication digitale 🤨

Etre freelance en zone rurale : possible ou pas ?

De Science Po au freelancing

Sébat est né et a grandi dans les Ardennes jusqu’à son départ en études supérieures. Après l’obtention de son bac, il rejoint Sciences Po en 2014. “Ensuite, je suis retourné dans ma petite ville natale en 2018 par amour pour l’environnement que je trouve particulièrement agréable ici”. 

Après avoir exercé plusieurs petits boulots dans les Ardennes, Sébat décide de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Il crée alors son agence de communication digitale : Sébat Digi Concept. Son objectif est simple : “fournir à des petites et moyennes entreprises des services de communication dans des zones rurales où aucune agence de communication ne souhaite travailler et à des tarifs correspondant à la réalité économique du département”.

Sébat propose aujourd’hui de nombreuses prestations dans le domaine de la communication digitale. Là où on parle beaucoup de spécialisation en freelancing, il a choisi une offre de services plutôt large. Cela correspond davantage à sa cible de clients, qui ne souhaite pas forcément interagir avec de nombreux prestataires pour chaque aspect de sa communication. 

Dans les Ardennes, Sébat a ouvert son agence de communication digitale.

Etre freelance en milieu rural

Comme évoqué précédemment, on imagine mal un freelance vivre et exercer son activité à la campagne. Quand celui-ci n’est pas sur Paris, Lille ou Lyon, on pense déjà qu’il est perdu en pleine nature. “Sur l’aspect communication digitale, les zones rurales, et je prends pour exemple les Ardennes, sont comparables au Far West : on part de 0 et tout est à faire”.

Pour Sébat, il y a à la fois des avantages et des inconvénients à cela. Le gros avantage, c’est qu’il y a très peu de concurrence. Lorsque l’on parle de spécialisation dans le freelancing, celle-ci peut également être géographique. En se spécialisant géographiquement et de manière très précise, on réduit considérablement le nombre de concurrents. L’autre point positif est que l’on part de zéro. “Cela permet d’avoir une liberté sur le contenu assez grande et de suivre des projets lourds mais complets”. 

En revanche, la méconnaissance du sujet est le gros inconvénient relevé par Sébat. “En réalité, même si la plupart des professionnels, des associations et des collectivités sont curieuses de la digitalisation de la communication, on fait vite face à un problème de taille : la méconnaissance du sujet”. Cette méconnaissance entraîne parfois du désintérêt ou même de la peur. 😨

Le métier de Sébat devient alors en grande partie un métier de formateur. Il y a une grande part de pédagogie et de relationnel dans le fait d’exercer ce métier en zone rurale. “Le relationnel avec le client est différent. On s’approche plus d’une relation bistro-professionnelle ».

Freelance à la campagne : faire preuve de patience avant tout !

Une expérience humaine avant tout

Peu importe les difficultés, Sébat est convaincu qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer, même dans les territoires les plus isolés. « La relation de confiance avec les clients est complètement différente. On se prend à s’attacher à ce genre de relation client”. Il s’agit avant tout d’une expérience très humaine où la proximité et l’authenticité sont essentiels. 🤝

L’autre point important dans ce métier, c’est la patience. “ L’accompagnement client et le suivi demandent énormément de temps et beaucoup de professionnels dans ces zones sont encore réticents au 100% digital. Il faut donc s’armer de patience avant de concrétiser ses premiers contrats”. 

Vous souhaitez partager votre histoire sur ce blog ? Je suis sûre qu’elle pourra en inspirer beaucoup !

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