Ce qu’on ne vous dit pas sur la vie de freelance (je me suis ennuyée…)

Pas d’inquiétude, je n’écris pas cet article pour vous annoncer que j’arrête le freelance. Je l’écris parce que depuis maintenant 6 mois, je me rends compte que la vie d’indépendant n’est pas toujours comme on nous la présente. Et j’aurais aimé qu’on me la présente de manière plus authentique. Non pas parce que ça m’aurait dissuadé, mais parce que j’aurais été mieux préparée. 

J’ai donc décidé de vous partager les hauts et les bas que j’ai connus ces dernières semaines. Afin de vous informer et surtout de vous rassurer si vous rencontrez les même difficultés. Vous n’êtes pas seuls !

La vérité, c'est que même un freelance peut s'ennuyer parfois !

Ce qu’on vous dit sur la vie de freelance

Depuis que je me suis lancée en freelance (et même avant), je regarde de nombreux contenus d’indépendants. Vidéos YouTube, stories Instagram, articles de blog, tout y passe ! Et globalement, voilà ce que je vois. 

Les freelances ne s’ennuient jamais. Ils sont toujours surbookés et vivent une vie à 100km/heure. Même lorsqu’il vous parle d’équilibre vie pro/vie perso ! J’ai déjà entendu des indépendants dirent :

« Je suis content, j’arrive maintenant à prendre du temps pour moi. C’est important de se déculpabiliser par rapport à ça. Maintenant je travaille jusqu’au Samedi mais je me force à ne plus travailler le Dimanche”. 

Vous serez d’accord pour dire qu’il y a quand même mieux comme équilibre vie pro/vie perso ? Alors en soit, si cette personne veut travailler 6 jours par semaine, c’est très bien pour elle. Mais ce qui me dérange, c’est de faire passer ça pour un modèle d’équilibre. 

Ma réalité en tant que rédactrice web freelance

Personnellement, je travaille comme la plupart des salariés du Lundi au Vendredi de 9h à 18h. Et c’est tout. La seule différence, c’est que je gagne en efficacité en travaillant seule chez moi. Je ne suis pas dérangée par Marc de la compta qui raconte le match de basket de sa fille. 

Je gagne également en productivité parce que je sais que si j’ai fini mes tâches de la journée à 16h, rien ne m’empêche d’arrêter ma journée là. A l’inverse, un salarié aurait tendance à faire traîner en longueur ses tâches parce que, de toute façon, il doit rester jusque 18h. Ou 18h30 pour ne pas être le premier à partir !

Au-delà de ce rythme classique de travail, il m’arrive parfois de… ne rien faire. Attention, comprenez-moi bien : si j’ai du travail à faire pour mes clients, je le fais. Mais si je sais que le Vendredi après-midi, j’ai dû mal à travailler. Je peux tout à fait m’organiser pour ne pas travailler. Ou si je me rends compte que j’ai passé une mauvaise nuit, je peux alléger ma journée. Etre freelance, c’est être responsable ! Savoir quand il FAUT travailler, et aussi se permettre de relâcher la pression de temps en temps.

Les périodes de creux en freelance

Etre freelance, c’est les montagnes russes

Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai dit dans le titre de l’article que je me suis parfois ennuyée en tant que freelance ? Et bien, on y vient. 

Si j’écris cet article, c’est parce que je sors tout juste de 3 semaines d’ennui le plus total. A part mes missions régulières pour quelques clients, je n’avais rien de nouveau qui arrivait. Et clairement, je tournais en rond. 3 semaines à tourner en rond, c’est très long. 

Heureusement, j’ai lu les témoignages de quelques freelances qui expliquaient que la période entre Janvier et Mars était plutôt creuse pour pas mal d’indépendants. Ça m’a rassurée. D’où l’intérêt d’écrire cet article aujourd’hui ! Je veux à mon tour vous rassurer. 

Parce qu’être freelance, c’est avant tout monter sur le plus incroyable des manèges à sensations fortes. Heureusement, j’ai toujours aimé ça ! On a des hauts et des bas tout le temps. Et parfois, il y a de quoi avoir la tête qui tourne. 

Personnellement, je me suis beaucoup remise en question pendant ces 3 semaines. J’ai même renoncé à acheter une maison qui me plaisait beaucoup parce que j’avais peur. C’est vous dire… Et pourtant, cette semaine tout va mieux. Et croyez-moi, je ne l’ai pas vu venir.

Mardi, je décide d’écrire une publication sur LinkedIn par rapport au manque de respect et de politesse de certains employeurs auprès des freelances. Un post parmi tant d’autres sur le sujet, je suppose. Oui mais voilà, le post atteint aujourd’hui 7000 vues. Pour moi, c’est énorme !

Qu’est-ce que ça change dans mon travail ? Et bien à peu près tout. J’ai reçu, suite à ce post, pas une, pas deux, mais trois propositions de missions. J’ai passé ma semaine à échanger par message ou par téléphone avec des gens qui avaient vu mon post. Et ça, ça rebooste ! 

Vie de freelance > montagnes russes

Ce que je tire comme leçon

Alors déjà, je réalise une chose. Les montagnes russes ne tiennent qu’à peu de choses. La moindre petite action peut avoir un impact énooooorme sur votre activité. Bien sûr, je n’aurais jamais pensé faire autant de bruit en publiant mon petit texte sur LinkedIn. Mais aujourd’hui, me voilà avec un carnet d’adresses bien rempli et des missions toutes plus excitantes les unes que les autres. Et pour rappel, il y a une semaine, je me lamentais devant la TV, avachie dans mon canap’ !

Mais surtout, je sais maintenant qu’à la prochaine période de creux, je pourrai relativiser. Si je ne travaille que quelques heures dans la semaine, ce n’est pas grave. Ca ne sert à rien de culpabiliser, parfois il suffit d’attendre que ça passe. Bien sûr, on n’attend pas passivement. Rappelez-vous, si je n’avais pas publié quelque-chose sur LinkedIn, je n’en serais pas là aujourd’hui. Donc, il faut rester actif mais sans se mettre la pression. L’essentiel étant de prévoir ces moments de faible activité, tant mentalement que financièrement. 

Et vous, vous avez connu des périodes de vide comme ça ? Comment y avez-vous réagi ? On en discute en commentaire !