Millenials : Comment accueillir cette génération dans nos entreprises ?

Savez-vous qui est encore moins apprécié que Donald Trump et Eric Zemmour rassemblés ? La génération des millenials ! Mais si, vous savez bien… Il s’agit de la génération née entre 1980 et 2000. Elle est fainéante, grincheuse et sans aucune ambition. Il s’agit de jeunes adultes vivant dans le grenier de leurs parents, passant des heures et des heures sur les réseaux sociaux, et préférant faire des selfies que chercher un vrai travail. Ou tout du moins, c’est de cette façon-là dont ils sont perçus dans notre société.

Les millenials vivent principalement affalés sur un canapé, avec un téléphone à la main.

Mais que se passerait-il si nous cherchions à mieux comprendre cette drôle d’espèce et leur laissions la chance de s’exprimer ? Peut-être serions-nous surpris de voir de quoi ils sont capables !

Pourquoi la stigmatisation des jeunes générations pose problème ?

Et ça continue encore et encore…

Rares sont ceux qui pensent encore que nos manières de produire, de consommer ou encore de gouverner sont durables dans le temps. Les différentes crises économiques, climatiques ou gouvernementales le prouvent depuis plusieurs années. Et face à ces contextes problématiques, nous ne sommes pas capables de trouver des solutions concrètes et efficaces rapidement. Nous savons que notre façon d’être et de faire ne convient plus mais celle-ci est tellement ancrée en nous que nous ne savons pas faire autrement. 

Et pourtant ! Nous continuons à imposer ces modes de vie aux plus jeunes générations dans un modèle éducatif descendant où l’adulte sait et l’enfant apprend. Les entreprises, les gouvernements, les collectivités cherchent sans cesse de nouvelles idées et malgré cela, nous sommes incapables de nous tourner vers les seules personnes qui ne sont pas encore formatées par nos anciennes méthodes de fonctionnement. C’est pourquoi nous devons revoir notre système éducatif afin de régler un grand nombre de problématiques actuelles. Certains pays l’ont déjà compris mais en France, le constat reste plus que mitigé. Nous parlons beaucoup d’insécurité, de délinquance, d’inégalités, de pauvreté ou encore de problèmes climatiques. Mais absolument toutes ces situations se verraient améliorer si nous nous concentrions sur l’éducation des plus jeunes générations.

L'éducation des jeunes générations, la solution a beaucoup de problèmes actuels

Des généralités sur 20 ans

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais je vous expliquais un peu plus haut que la génération des millenials concernée les personnes nées entre 1980 et 2000. Vous n’y voyez pas comme un petit problème ? Personnellement, ne serait-ce qu’entre ma soeur, qui a 3 ans de moins, et moi, il y a une énorme différence de mode de vie. Alors entre une personne qui est née en 1980 et une autre en 1999 ! Imaginez-vous : l’une devait téléphoner avec le téléphone filaire familial à ses copines tandis que l’autre envoie des snaps avec un filtre sur son visage. Comment peut-on sincèrement croire qu’il est pertinent de faire une généralité de tous ces individus ? 

Une histoire qui remonte à la nuit des temps

« Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible. »

La jeunesse frivole

Cette citation résume plutôt bien ce que pensent beaucoup de personnes à propos de la génération des millenials (ou celles qui suivent). Oui, et alors ? Le problème est que cette citation est d’Hésiode et date du XVIIIème siècle avant J-C ! Les jeunes générations ont toujours été sous-estimées par leurs prédécesseurs car ils étaient considérés trop différents. Et il est toujours difficile de croire que quelqu’un d’aussi différent de soi puisse avoir autant de valeurs (pour preuve toutes les formes de discrimination). Finalement, le conflit intergénérationnel dure depuis la nuit des temps et repose uniquement sur l’incompréhension et l’ignorance.

Bien sûr, la génération des millenials n’a rien à voir avec la génération de ses parents qui a connu une période économique prospère, et encore moins avec la génération de ses grands-parents qui a connu la guerre. Mais elle n’en est pas pour autant moins intéressante, intelligente ou digne de confiance. Et si elle ressemblait davantage à ses parents ou grands-parents, elle ne serait pas capable d’affronter les défis de son époque. 

La génération des millenials en entreprise

Ils ne savent pas ce qu’ils veulent

« Ils ne savent pas ce qu’ils veulent ». « Ils ont peur de s’engager ». « Ils changent tout le temps d’avis ». « On ne peut pas compter sur eux », … Quel jeune n’a jamais entendu l’une de ces phrases ? Quel parent n’a jamais pensé ça des adolescents ou des jeunes adultes d’aujourd’hui ? Nous ne savons pas ce que l’on veut… Ou peut-être que ce sont les autres qui ne comprennent pas ce que l’on veut. Eh oui ! Les jeunes savent qu’ils ne veulent pas ce que leurs parents ont. Comme n’importe quelle jeune génération, les millenials entrent en opposition avec le mode de vie de leurs parents. En ce qui concerne leur vie professionnelle, ils ne veulent pas travailler toute leur vie pour la même entreprise. En effet, il s’agit d’une génération qui a vu ses parents tout donner à une société pendant 30 ans pour au final se retrouver au chômage lors de la crise de 2008. Ces jeunes savent donc que l’entreprise ne peut plus leur offrir la sécurité dont ont bénéficié leurs parents. 

Les millenials en entreprise

Alors ils ne s’engagent pas à long terme. C’est vrai. Ils ne recherchent plus le CDI tant convoité par leurs prédécesseurs. Aujourd’hui, pour la première fois, on compte plus de freelancer aux Etats-Unis que de CDI. Ils savent que le monde du travail est très compliqué et que les places sont rares mais, même si cela peut paraître contradictoire, les jeunes ne se sacrifient pas pour autant. Au contraire. Ils ont beaucoup d’exigences. Puisque l’entreprise ne peut plus leur offrir la sécurité, elle va devoir leur offrir autre chose. Du sens par exemple…

Ils savent s’engager, différemment.

Les générations Y et Z ne sont pas « je-m’en-foutistes ». Mais ils ne s’engagent pas pour les mêmes choses que les générations précédentes. Ils ne seront pas fidèles à l’entreprise en elle-même mais à l’équipe qui les entoure. Alors comment faire en sorte qu’ils s’engagent dans leur travail ? Donnez leur du sens. Les jeunes recherchent de la transparence et une logique à ce qu’ils font. Ils ne veulent pas se lever le matin pour travailler en attendant désespérément le prochain week-end ou les prochains congés. Ils veulent se lever le matin et aimer ce qu’ils font, parce qu’ils savent pourquoi ils le font. Cette génération ne travaillera pas longtemps dans la même entreprise, mais le fera avec engagement le temps où ils y resteront. 

Pour qu’ils soient efficaces, il faut leur donner le contexte, l’objectif à long terme, le pourquoi. N’est ce pas justement une preuve d’engagement que de vouloir comprendre comment fonctionne l’entreprise et pourquoi elle fait ce qu’elle fait ? Ils ne cherchent pas uniquement à exécuter des tâches mais veulent s’impliquer, apporter leur réflexion. 

Une génération ultra socialisée qui aime travailler en groupe

Ils ne respectent pas les règles

Les générations Y et Z sont souvent vues comme des tornades qui arrivent en entreprise, ne respectent rien, bousculent tout et repartent aussi vite qu’elles sont arrivées. J’aime plutôt bien cette définition, si on la prend dans le bon sens du terme. Oui, ces générations bousculent tout et forcent les managers et chefs d’entreprise à revoir leurs modes de fonctionnement. Mais est-ce qu’on peut leur reprocher ? Parmi les générations précédentes, qui ne s’est jamais dit qu’il aimerait que quelque-chose change mais s’est résigné sous prétexte que ça a toujours été comme ça ? Les jeunes apparaissent alors comme une bouffée d’air frais en entreprise

Quid du règlement ? Les jeunes ne demandent que ça ! Ils demandent des règles claires, transparentes et méritocrates. Ils ne veulent pas que les règles dépendent du statut hiérarchique mais du mérite et de l’effort fourni au travail. La hiérarchie n’a strictement aucune importance à leurs yeux. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne respectent personne. Ils apportent beaucoup d’importance à la légitimité. Pour eux, quelqu’un est légitime, non pas par sa place dans la hiérarchie, mais par ses compétences, son expérience et la qualité de son travail. Il n’est pas rare de voir un jeune écouter les conseils donnés par un ouvrier qui travaille là depuis 40 ans et connaît tout de l’entreprise plutôt que ceux de son supérieur direct, qui croit pouvoir donner son avis sur tous les domaines, y compris ceux qu’il ne maîtrise pas. 

La génération Y bouleverse le monde du travail

Les millenials veulent s’épanouir au travail

Alors oui, cette génération est volatile. Oui, elle est exigeante. Oui, elle n’accorde pas d’importance à la hiérarchie. Mais non, elle n’est pas un poids pour l’entreprise. C’est une génération qui saura apporter du renouveau et qui réinventera nos manières de travailler pour qu’elles soient plus efficaces. Ils veulent avoir la liberté nécessaire pour s’épanouir au travail. Parce que, pour eux, le travail n’est pas un moyen de « s’offrir » un épanouissement personnel, c’est une fin en soi. Ils ne travaillent pas pour gagner de l’argent pour pouvoir partir en vacances pour être épanouis. Ils veulent être épanouis au travail. Et pour cela, ils font passer l’ambition de s’accomplir avant celle de « réussir ». Ils ne cherchent pas absolument à grimper dans l’échelle sociale si cela ne les rend pas heureux. Un nouveau paradigme rafraîchissant pour certains. Un manque d’ambition pour d’autres. Quoi qu’il en soit, les nouvelles générations, millenials et suivantes, n’ont pas fini de faire parler d’elles (et tant mieux).

Votre communication s’adresse aux jeunes des générations Y et Z ? Ça tombe bien, j’en fais partie !

Passez-moi un coup de fil !

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