La ville de Lyon victime d’un canular… écologique !

Avec le discours de Greta Thunberg à l’ONU (How dare you ? J’en ai encore des frissons) ou encore l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, l’écologie a de quoi faire parler d’elle cette semaine. Mais une information est passée un peu plus inaperçue. Et pourtant, je la trouve très intéressante et un peu plus légère qu’un nuage de fumée toxique survolant la France. Roulements de tambours : il s’agit du canular écolo qu’a subi la ville de Lyon

Pas de panique, il ne s’agit pas d’un énième scandale écologique mais bien d’une revendication environnementale jamais vue (et super intelligente) ! 

De fausses affiches revendiquent l’engagement écologique de Lyon

Jeudi matin, les habitants de la métropole lyonnaise se sont réveillés enchantés par la nouvelle campagne de communication de la ville. Sur plusieurs abribus et autres espaces publicitaires, des affiches reprenant la charte graphique du Grand Lyon prônaient cinq engagements écologiques de la ville. Parmi eux, la fin des publicités commerciales dans l’espace public ou encore l’adoption d’une alimentation bio et locale dans les cantines. 

Seul bémol, la ville de Lyon n’est pas à l’origine de ces affiches. En fait, il s’agit d’un canular dont l’auteur est aujourd’hui poursuivi en justice. Les affiches auraient été installées illégalement dans les encarts publicitaires de JCDecaux qui a donc porté plainte. Le Grand Lyon dénonce cet acte de désinformation mais se retrouve bien embarrassé au vue de l’accueil chaleureux des lyonnais face à cette campagne environnementale. Eh oui ! Avant que les affiches soient démenties par la municipalité, de nombreux habitants avaient posté sur les réseaux sociaux leur approbation quant aux engagements pris par la ville. Oups !

Vandalisme écologique : le débat est (ré)ouvert

Certes, la démarche est illégale et les responsables risquent d’avoir quelques démêlés avec la justice. Mais… c’est quand même sacrément intelligent, non ? Je ne veux pas prôner le vandalisme, bien sûr. Néanmoins, on peut reconnaître que la démarche est plutôt intéressante. En effet, en faisant cela, la municipalité se retrouve forcée de prendre conscience des attentes des habitants. Ces initiatives citoyennes sont parfois le seul moyen de faire réagir les dirigeants et de faire pression sur les décisionnaires. 

À Lille, près de 2500 jeunes ont manifesté pour une action gouvernementale en faveur de l’environnement le 20 septembre | © Allison Blomme

Alors, pour ou contre ces démarches de vandalisme engagé ? Le débat est sensible et ne date pas d’hier. L’engagement de certaines associations frôle parfois l’illégalité et nombreux sont les activistes à avoir à faire avec la justice. Mais ces temps-ci, la frontière entre la légalité et la justice semble trouble. Alors qu’une adolescente de 16 ans porte plainte contre l’Etat français pour inaction, on peut vite se demander qui est dans l’illégalité ! Coller des affiches sans autorisation ou mettre en péril l’existence des générations futures, mon choix est vite fait. Et vous ? 

Vous travaillez dans le domaine de l’écologie ? Vous cherchez quelqu’un pour partager et défendre vos convictions ?

Contactez- moi ! Je serai ravie de vous aider 🙂

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